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mardi 31 janvier 2012

Extrait


                                                                 Caravage - Le concert



TEMPS ET MÉTADÉDALES

La métaphore architecturale le suggère : les détours sont à ce point consubstantiels des dédales que, pour résoudre ceux-ci, il faut se résoudre à ceux-là. Les labyrinthes prononcent le divorce entre le géographique et le topologique, entre contiguïté et proximité de l’issue, entre voisinage dans l’espace et imminence dans le temps de la résolution. 

Dans les termes de notre modèle, il faut intégrer les détours qui intiment de distordre et distancier nos êtres pour à terme mieux les harmoniser et réunir. Un musicien qui répète ses gammes ne le fait souvent qu’à regret, contre ses aspirations du moment et dans l’espérance d’exceller plus tard. À l’instant t, son dédale est accru mais c’est dans le but de le réduire en t+1. L’horizon temporel est donc décisif dans la modélisation. 

Cette indication nous invite à établir deux points : 1) l’identité du sujet qui met en abîme ses êtres dans l’histoire ; 2) un méta-dédale ou dédale des dédales qui imbrique les distances des êtres dans le temps et qui, en définitive, est le véritable enjeu de la minimisation.

Extrait de Fragments de Mathématiques Existentielles page 54



Vous conviendrez qu'à travers cet extrait, sans la démonstration théorique complète et sans aucune formule mathématique pour venir illustrer le propos de Laurent Derobert, vous ne pourrez pas vous faire une idée concrète du contenu de Fragments de Mathématiques Existentielles.
Ce n'est pas un ouvrage qu'on peut lire en diagonale.
Il faut l'ouvrir et être attentif du début à la fin.
Au pire vous n'aurez rien à contester.
Au mieux vous le trouverez brillant.
Mais, dans tous les cas, vous vous interrogerez certainement !










vendredi 27 janvier 2012

Équations philosophiques et poétiques


                                                                 


Entre philosophie et mathématiques, Laurent Derobert propose une modélisation de l’identité du sujet. Un langage universel - les maths - associé à des haïkus, pour parler de nos états d’êtres. A chaque équation, sa dimension poétique : amplitude des errances de l’être rêvé… Indice d’élasticité éthique… Force d’attraction de l’être rêvé… Inconstance de l’altruisme… Fort d’un parcours universitaire riche - Hypokhâgne et khâgne à Lyon, licence de philosophie et maitrise de sciences économiques à Aix-en-Provence, doctorat de sciences économiques - Laurent pose ici les bases d’une mathématique de l’être. Ce cultivateur d'idées nous emmène sur des rivages que nous n’aurions même pas imaginé…

La voix impertinente


Source :

jeudi 19 janvier 2012

Probable explosion du dédale



Paru dans la revue MOUVEMENT  :

En regard des « mathématiques de l’avoir »
de l’économie, en fonder une « de l’être ».
Laurent Derobert, dans ses mathématiques
existentielles, utilise intégrales, dérivées
et limites pour façonner des concepts précis.
Ainsi formulés, ils deviennent universels.
Les références aux formules newtoniennes
et au calcul différentiel honorent tout autant
la vacuité du symbole mathématique que
sa force conceptuelle.
Pour autant c’est bien du sujet singulier dont
il est question. Prenant au pied de la lettre
l’enseignement de Protagoras, Derobert fait
de l’homme la mesure de toute chose. Il
appartient à chacun de définir les êtres
(rêvés, vécus, réels) que nous sommes ou
qui habitent notre monde et les distances
qui les séparent. Le problème paradigmatique
consiste à minimiser son dédale, somme
pondérée des distances entre les êtres du sujet
et du monde. Une telle structure intéresse
autant mathématiciens et physiciens (qui 
participent à un second tome sur le sujet)
que psychologues et sociologues. Elle rompt
avec les concepts topologiques usuels d’une
distance conçue absolument sur un ensemble
(alors appelé espace métrique), et offre ce
qui ressemble à une science du soi par soi,
porteuse d’une ouverture sur la question
de la scientificité de la psychanalyse.
La conception de théorèmes repose sur
l’analyse d’expériences personnelles recueillies
au cours d’entretiens pour « précipiter dans
une formule » la singularité de l’individu. Nos
tendances masochistes, notre schizophrénie,               Verlaine et Rimbaud - Henri Fantin
nos envols icariens prennent la forme                          Latour- Un coin de table - Détail -
d’égalités, d’inégalités ou de systèmes                        Musée d'Orsay - Paris
d’équations. Notre passion réduit le monde
extérieur à un être aimé. La variable d’Ariane
lie l’amour porté et l’amour reçu et
conditionne notre bonheur. La forme
symbolique est un squelette, il appartient à
chacun de nous d’en sculpter la chair. Laurent
Derobert nous raconte une histoire, la nôtre :
« Ce sont des mathématiques expressives voire
peut-être expressionnistes, qui n’ont rien d’explicatives
ou de prédictives. » La formule interrompt
le verbe (qu’on sache ou non la lire) et invite
à l’introspection et à l’imagination. Chacune,
accompagnée d’un sous-titre, se présente
sous la forme d’un Haïku : « vitesse de
fantômisation de l’être », « enchevêtrement
des dédales passionnels », « force d’attraction
de l’être rêvé ». Notre dédale manque toujours
son minimum et navigue entre le seuil de
Verlaine et le plafond de Rimbaud. Au-delà
des limites de la poésie, « l’explosion du dédale est
très probable ».
En choisissant de projeter sept formules
dans le cellier du Collège des Bernardins,
Alain Berland (Chargé des arts plastiques) rend                   collège des Bernardins
compte de cette « émouvante mathématique ».
L’exposition prend la forme d’un « parcours
méditatif, en face des salles de cours où la pensée
s’effectue, conduisant à la bibliothèque où la pensée
se conserve », suggère-t-il.
L’être, sous la plume de Derobert, s’incarne
dans des formules et leur donne un sens
étonnamment poétique. La rencontre entre
sa philosophie et les mathématiques passe
ainsi par une substitution conceptuelle dans
ce langage scientifique laissé intact.


Extrait de l'article "Singularité universelle" de Matthias Cléry dans le dossier " l'art met la science en jeu", in MOUVEMENT n° 62 (janvier-mars 2012).


Revue Mouvement :


vendredi 13 janvier 2012

Ce qu'ils ont dit à propos de fragments de mathématiques existentielles (2)


                                              Cliquez sur l'image pour l'agrandir


Une petite bombe qui libère nos énergies vitales !

Ce livre est une petite bombe ! On trouve là une matière inépuisable de méditations sur soi et sur son rapport à autrui. D'ailleurs j'ai fait l'expérience d'en partager la lecture en groupe à partir de laquelle s'est créée une discussion effervescente et un jaillissement d'empathie mutuelle. A lire sans modération comme un petit précis du Kâmasûtra appliqué à la métaphysique de l'existence. Y aura t-il une suite à ces fragments révolutionnaires ? 

samedi 7 janvier 2012

Ce qu'ils ont dit à propos de fragments de mathématiques existentielles

" Cela relève du traité philosophique et du canular dans le sens drolatique. On ne sait pas quel parti choisir, mais est-ce bien nécessaire de choisir ? "


Jean-François Grima - Président de l'association Contraluz Avignon -






" C'est un traité de modélisation mathématique, mais poétique de l'existence. "


Adrien Mondot, Directeur Compagnie Adrien M : 
http://www.am-cb.net/ 






                                      Fragment de l’œuvre 1965/1 à l'infini de

                                                    Roman Opalka



" C'est un ouvrage qui se présente comme un objet esthétique non identifié dont la vertu première est de déstabiliser aussi bien les tenants des mathématiques ampoulées que les gardiens frileux des objets artistiques traditionnels (tableaux, sculptures, installations). "


Fleur Habitson, auteur de Plume Pinceau et Bistouri - éditions Délirium -






                                           


" C'est un petit manuel d'algèbre des angoisses et des rêves "


Laurent Derobert, auteur de fragments de mathématiques existentielles - éditions Délirium -